Petit texte, fait à l'arrache, avec l'utilisation du "je" et du "tu", les deux grands démons.

 

Regarde moi encore, dévore moi, saisis tout, plus rien n'était à prendre. Fais revivre, sens ce coeur qui bat. Apprivoise la fureur, calme les tempêtes, fais jaillir le feu de mes entrailles. Je respire à nouveau, marche dans le goudron encore frais et j'y laisse mon empreinte à tout jamais ou presque sur cette voie que tant d'autres fouleront du pied dans le futur. Le bruit assourdissant de la ville m'apaise, me fait ressentir la vie, là où tout bouge, ou tout meurt et tout renait à la fois. Attrape moi à la volée, tu ressens la foudre dans l'air ? Joue, parle, et fais moi apprendre. Tu sais si bien le faire, comme si de rien n'était. Je ne sais encore si le jeu en vaut la chandelle comme ils disent.

 

Te regarder, je ne peux me détacher de ton visage. Te dévorer, tout ce qui t'anime me ronge de l'intérieur, me glace le sang avant de le refaire couler dans mes veines. Je n'ai rien à prendre de toi, tout est à découvrir. Attise ta fureur, fait gronder le tonnerre, et que le feu ne cesse de brûler. Respirer, je ne peux. J'ai le souffle coupé tu sais, il est difficile de réussir à capter l'air auprès de toi ; je ne veux pas te le voler.