Mes p'tits loulous,

Déjà bonjour à vous. Oui, c'est impoli de ne pas dire bonjour. Donc bonjour. Aujourd'hui, no more problem with the university, cette motherfucker biatch qui se fout quand même relativement de la gueule des étudiants. De toute façon, j'en ai rien à péter, j'ai pas l'intention d'y passer ma vie entière. Pour le moment, j'ai décidé d'abandonner l'idée d'un doctorat et d'exclusivement me consacrer au concours du CAPES que je passerai dans un an. D'ici là, j'ai bien le temps d'apprendre le métier comme on dit. Et le métier, je le kiffe de plus en plus.

Parce qu'au delà des élèves un peu concons, j'ai l'immense chance d'avoir des collègues qui sont TOUS super mais méga trop gentil sa race. Petite ode à mes chers collègues, donc.

Mon gentil collègue trop choupinou. Ah, que je me prends à avoir des petits coeurs dans les yeux. Ce matin, à mon arrivée dans l'établissement, ce n'est pas des sourires que j'ai eu. Non. J'allais dans la salle des professeurs et il se trouvait à l'autre bout du couloir. Prêt à rentrer dans sa salle de cours. En me voyant, il m'a fait un graaaaaaaand signe de la main et même si je suis myope j'ai néanmoins aperçu sur son visage d'ange un radieux sourire. Autant dire que c'était la fête dans moi lorsque j'ai tourné la clé dans la serrure de la salle des profs. Puis avant la sonnerie de 8h, nous nous sommes installés in the room of the teachers, l'un en face de l'autre. J'te dis pas comment j'étais jouasse. Tout en faisant la conversation, j'ai tenté d'en savoir davantage sur sa personne. Et que je sais qu'il est étudiant, beau, gentil, qu'il est intelligent sa race rapport il fait des trucs de ouf dans ses recherches. La classe absolue. Alors qu'il me parlait du parking de la fac (toujours bondé) je glisse un nonchalant : "Euh... tu habites à ... ?" ce à quoi il a répondu que non, qu'il habite dans la cambrousse dans un bled que je ne connais pas mais à côté d'une ville que je connais et que bon, ça fait quand même loin de chez moi. C'est donc râpé pour que je lui demande de jouer le taxi sexy pour moi un jour. Mais notre discussion était entrecoupée de sourires, de gentillesses. Même que je me suis excusée du teint de merde que j'arborais genre j'ai pas dormi, je suis claquée, ranafoutre. "Oh, oui tu as l'air fatiguée !" Bah... on peut dormir ensemble nope ? Histoire que je rattrape mon retard de sommeil... dans tes bras. Mouhahaha.

Le deuxième collègue trop gentichou. Alors lui, c'est une crème d'amour. Genre dès le premier jour du reste de ma vie (donc mon premier jour de boulot) il me taquinait sévère. Il est comme ça. Mais il m'a de suite adoptée (non non, quand je dis adoptée je ne parle pas de cette pourriture d'adopteunmec.com héhéééé) comme sa petite protégée. Lui, il n'est pas vraiment prof. Enfin si, mais il est là pour les gamins les plus difficiles. Et il est suuuuuuuuuper gentiiiiiiiiil sa race et comme j'adore les taquins, c'est parfait. Encore à la pause déjeuner de today, il est arrivé en me serrant dans ses bras. Et me disant qu'il avait engueulé une de mes gamines qui fout la merde avec moi. Cétipamignon.

Y'a mes taxis. Mes taxis chéris. Ce prof carrément trop chouette qui a une voiture qui ressemble à une poubelle à l'intérieur rapport il range jamais (<3) il m'abreuve de nicotine donc je le remercie. Et pis y'a le deuxième taxi, celui avec qui le deuxième collègue gentichou s'amuse à dire que j'ai une aventure avec lui. Hihihi, oui je me tape pas mal de profs-collègues, c'est une réalité, je suis une chaudagirl. Le penchant féminin du chaudaboy (Captain Orgasmo où le film le plus puissantissime au monde).

Y'a mes deux petites choupinettes. Même si elles ne sont plus toutes jeunes. La secrétaire et la cuisinière. Qui ont à chaque fois des grands sourires, de douces paroles, de la compréhension.

Et puis mes surveillants d'amour. Qui me consolent quand j'ai eu une journée de merde, qui rigolent à donf. Qui sont toujours dispo, agréables. Qui jouent aussi les taxis. Qui m'offrent des cafés. Je les aime très forte. Oui, très forte, Walid RPZ kikoololilol.

Alors oui, j'ai une chance formidable de les avoir. Que sans eux, je me sentirai bien seule avec le quotidien des élèves. Mais j'arrive de plus en plus à penser que j'arriverai à faire quelque chose de mes gosses. Même si certains sont déjà perdus d'avance. Et petit à petit, je me sens une petite vocation naitre et pointer le bout de son nez. Ce que je n'aurais jamais imaginé il y a encore quelques mois.