Le blog. Il n'a plus lieu d'être. Son titre est devenu totalement obsolète.

Mam'zelle n'est plus Mam'zelle Etudiante. C'est bizarre de franchir pour la dernière fois le seuil de la porte de l'université. L'émotion n'était pas due à la fin.

A l'heure où les élèves de Terminale stressent un max (ou non...) en passant leur dernière journée de révisions, je me dis que j'étais à leur place, il y a six ans. Six ans. J'aurai donc passé six années de ma vie à arpenter les différents couloirs de ce que proposent les filières dites post-bac.

Des deux premières années de sang et de larmes. Mes professeurs nous avaient prévenus : si tu choisis la classe prépa, c'est que tu es l'Elite de la Nation. J'y ai vu un monde parfois snob, peuplé de post-adolescents qui possédaient trois téléphones portables et venaient en cours avec des sacs Chanel. C'était drole à voir pour Mam'zelle, la petite qui venait de son lycée pas franchement élitiste. Pour la seule boursière de sa promotion. J'ai tenté de travailler à mon rythme, en découvrant l'univers impitoyable des oraux. J'y ai forgé une carapace face à ces grands qui étaient là pour juger. Mais je ne me suis jamais totalement blindée au stress de présenter son travail.

Une année éloignée de mon "chez-moi", de mes repères. Portant la lourde étiquette de la fille de prépa qui était forcément snobinarde. A cotoyer des gens plus "normaux". C'était beau à voir.

Et trois autres années chargées, émotionnellement, physiquement, où les deux dernières ont été celles de la révélation du professorat.

 

Aujourd'hui, j'ai terminé mes études. J'ai soutenu mon travail de fin d'études couronné d'une flopée de compliments et d'une note frisant l'excellence. Enfin. Enfin, je suis reconnue.

 

Un jour, peut-être, devrais-je me replonger dans les études universitaires. Peut-être un jour arpenterais-je les couloirs de l'université à nouveau. Mais pas pour tout de suite, le temps de l'entrée dans la vie active a commencé. Un nouveau monde que j'espère riche d'expériences. Un monde que je n'aurai de cesse de regarder de mes yeux inquisiteurs. Prof. Pour de vrai.

Je vais quitter, quoi qu'il en soit, mon petit collège qui m'a valu les compliments universitaires sur ma capacité à analyser celui-ci. Ce petit collège qui est un microcosme à lui tout seul. Je n'ai pas de nostalgie ni même de tristesse apparente à le quitter. J'y ai fait mon temps. Etre confrontée à la misère sous toutes ses formes est et restera ma vie durant fort.

Alors qui sait ce que je vais y gagner, qui sait ce que je vais voir dans le futur. Peut-être pire. Peut-être meilleur. Mais un nouveau chapitre doit être écrit.

Ce blog est donc obsolète. Je m'exprimerai toujours, ailleurs.

 

Au revoir.

 

(Pour finir sur une note humoristique.)